mardi 5 mars 2019

Emotions extra-ordinaires


Dans ces lignes graves, il y a les émotions que l'on perçoit et celles que l'on ressent, souvent sans paroles mais par notre expression, notre attitude.
elles empruntent souvent des chemins tortueux, parfois fleuris, parfois sombres.
Elles nous font rire, sourire, pleurer, râler, aimer et aussi rêver.
Et qu'en est-il de nos compagnons à quatre-pattes, dans les yeux desquels notre regard voit certaines émotions ou croit les voir.
Chez un petit enfant, comment naissent-elles ?
Ce qui est sûr c'est que nous les comprenons vite.

Toutes ces émotions qui semblent si naturelles, ne sont-elles pas toutes extra-ordinaires
                                                                                                                Marie

Dire l'Amitié


Il est un pays où l'on tombe en amitié. Cela peut paraître un peu brutal, mais parfois c'est ainsi.
Puis, il y a celle qui prend du temps, parfois une vie.
Il y a celle dont on ne se souvient pas du début mais dont on est sûr de sa force.

Au début de sa vie, sans en avoir conscience, on joue souvent avec Léo ou Philomène, alors est-on amis ?
Puis on grandit et l'on comprend que l'autre nous manque, on lui dit des secrets, on fait des blagues ensemble, on va à la danse, on va au foot.
On continue notre chemin et les amis s'éloignent, en prennent un autre.
Mais nous en croisons des nouveaux, en des lieux inattendus parfois.

L'amitié ne s'oublie pas, surtout, peut-être, si elle est éphémère, elle n'a pas d'âge.


lundi 4 mars 2019

Amour/Amitié


L’amour peut-il devenir amitié ?
J’inverse la question
L’amitié peut-il devenir amour ?
Amitié, amour, amour, amitié
Une chose est certaine
Les deux mots commencent par un A
A vous, lecteur, de décider...
                                    Michele

Une amitié fraternelle


Une 
Une        Six heures du matin sonnent au clocher du quartier.
Il arrive tête baissée, le regard perdu dans le laboratoire de la pâtisserie.
Le patron sans lever sa tête, garnit à un rythme effréné des éclairs avec de la crème à café.
L’autre ouvrier comme sur une chaîne, glace les gâteaux avec du fondant clair.
Lui aussi est muet, concentré, appliqué.
Il attend que le patron déclare :
- Voici Michel, notre nouvel apprenti et se tournant enfin vers lui, lui indique d’un geste une toque et un tablier bleu.
Il lui ordonne de nettoyer les plaques de cuisson délestées des gâteaux.
Le jeune apprenti ne sait pas faire.
L’ouvrier compatissant profite de l’absence du chef pour lui montrer comment racler et nettoyer.
Il le réconforte : ne dis mot, obéis, ne crains rien, je te conseillerai, mais ne discute jamais les ordres, car ici les coups pleuvent pour un rien.
Sans parole, simplement avec des gestes, des regards indicateurs, une amitié indéfectible se crée.
Ils seront complices des bons moments et de ceux qu’il faut oublier. Le grand protégera l’arpette, prendra à sa charge ses erreurs.
Loin des siens, esseulé dans cette ville inconnue, il trouvera plus qu’un ami : un frère.


jeudi 14 février 2019

Le conditionnement



Suis-je un lion ? Un agneau ?
A la naissance joli agneau
Dans un monde ouaté, feutré,
Entouré d’autres jolis agneaux.

A l’adolescence, joli agneau
A suivi le troupeau.
Mais la laine est tombée
Et la personnalité s’est affirmée.

Me suis imaginé petit lion
Avec des envies de liberté
Trop sûr de moi, en vérité,
Mais les parents veillaient. Réalité.
                                                               Eliette



Coup de cœur !


En vacances dans l’Ariège, sous une chaleur écrasante, nous décidons de faire une sortie qui nous permettrait de nous rafraîchir quelques heures. Après une visite à l’Office du Tourisme local, nous partons visiter la Grotte de Niaux.
A l’arrivée, le guide présent nous accueille et tend une torche à chacun de nous. Le petit groupe s’engage dans une galerie noire, pas très rassurant cela, seules des petites lumières au sol guident nos pas.
Après un trajet qui m’apparaît très long, le guide nous dit : « allumez les torches droit devant vous ! ». Brusquement, sous mes yeux ébahis, comme surgis de la nuit, des chevaux grandeur nature apparaissent. Mon cœur cogne fort, j’ai l’impression que la horde très près de moi va m’emporter. 
Instants magiques, émotion indescriptible, admiration du travail de nos ancêtres. S’enfoncer si loin dans ces ténèbres pour dessiner…
J’ai visité de nombreuses grottes mais celle-ci m’a profondément marquée.
                                                                                                               Eliette



lundi 4 février 2019

La charbonnière



                            Des rochers à perte de vue, une mer de rochers et, dans un coin, un bosquet de chênes verts, « blaca » en patois. La charbonnière est là. Le père brûle une meule pour récolter le charbon de bois. Il est né dans une cabane de pierres sèches et ses ancêtres avant lui. Ce coin de garrigue est toute sa vie. Les enfants courent, il y en a un qui s’est noyé l’an passé dans le ruisseau en furie lors d’un orage dévastateur ; Le dernier n’est pas encore déclaré à la mairie du village ; pas le temps de s’y rendre. Il faut bien travailler pour nourrir la famille.
Vers le soir il ira ramasser les pièges pour voir si quelque lapin de garenne pourra améliorer l’ordinaire.
Cette charbonnière c’est tout ce qui compte et il a l’impression que, petit à petit ce genre de vie va disparaître ; Les enfants, même nés dans ces bois, partiront. Ils n’ont pas envie de vivre comme lui ; ils feront le même travail mais habiterons le village. C’est certainement sa génération qui sera la dernière à naître et mourir dans les bois. Plus tard les petits enfants parleront des charbonniers comme de travailleurs rétrogrades et cela le fait souffrir.

Josy