jeudi 9 avril 2020

Jeu d'écriture à partir de mots donnés - Eliette -


En promenade dans la garrigue, le balancement de la cime des arbres m’étourdit. Je m’assois sur un banc et je m’assoupis.
Dans une région inconnue, loin de toute civilisation, une forêt mystérieuse, profonde, impénétrable au premier abord.
Des voix venues du ciel me disent que je suis un démon solitaire, je peux agir à ma guise.
J’ai bon cœur, je vais m’amuser gentiment.
Un écureuil occupé à grignoter une noisette me regarde, surpris. Je bats des ailes, lui fais peur. Il s’enfuit, je le rattrape et lui tire la queue, pas trop fort. Il laisse tomber sa nourriture qui atterrit sur la tête d’un lapin, tout étonné. Plus loin, un passage dans un taillis attire mon attention. Une biche se repose, à l’abri. Je lui frôle le dos. Elle détale au triple galop et bouscule au passage un sanglier qui fouillait la terre. Je ris.
Bizarre dans ce lieu magique, il pleut ? J’ouvre les yeux. Je ne rêve plus, je suis mouillée, un orage vient d’éclater sur la terre !



La prison la mieux barricadée - Eliette -


Prison ? Non, mur de protection que j’ai élevé pour me protéger. Dans cet espace, je suis libre de m’évader temporairement. Prendre du recul vis-à-vis du monde extérieur qui n’est parfois pas très beau.
Mais il y a aussi de belles choses : une main tendue, un mot gentil, un sourire fugace.
Retour sur terre. C’est la vie, c’est comme ça on n’y peut rien. Courage, avançons !



Courage ! - Eliette -




Courage à toi l’enfant brimé
Qui vit toujours les yeux baissés
Sous les quolibets des garnements effrontés
Dans un coin de la cour d’école.

Tu as pris ton courage à deux mains
Tu as serré les poings
Levé la tête
Et vers eux tu t’es avancé.

Une force nouvelle
A coulé dans tes veines
Ton corps s’est redressé
Courage ! Tu as gagné !

vendredi 13 mars 2020

Rêve éveillé - Josy -


Longtemps les arbres ont chanté
Mais leurs voix se sont arrêtées.
L’ombre a envahi les bosquets,
La peur, les animaux ont surmontée.
Certains oiseaux orangés
Se sont mis à siffler.
Le mystère de la forêt
S’est enfin dévoilé.
Lieu idéal pour se reposer
Dans la clarté ouatée
De la neige tombée.


Texte avec mots imposés - Josy -


Écrire un texte avec les mots : courage,
Chat, oubli, utile, râteau, avantage, garce, éclat

         Le chat tombe sur le râteau. Dans ses yeux brillent des éclats de douleur.
Qui a laissé cet objet utile au milieu du chemin ?
Un oubli certainement. Pourtant, il ne faut pas beaucoup de courage pour ramasser les outils égarés, surtout quand on a l’avantage d’être retraité.
Mais la garce de pluie fait glisser les pavés et me voilà étalé sur le sol mouillé.



Le soleil gît sur le sol - Josy -


Le soleil gît sur le sol
Est-il mort ? Sommes- nous dans le noir ?
« Mais non, c’est pour de rire » diraient les enfants.
Il est juste fatigué, il s’est un peu allongé.
Il a tellement brillé, qu’il doit se reposer.
Il a permis aux grains de sécher,
A l’eau de chauffer,
Aux plantes de pousser,
Aux hommes de récolter.
Quand vient l’automne, il est épuisé
Il laisse la pluie le remplacer.
Ce sont un peu ses congés.
Quand il aura récupéré
Il pourra de nouveau briller,
Sans se cacher.





Enfants - Josy -



Il y a un enfant, plusieurs enfants,
 Qui courent dans un escalier en s’amusant.
Ils habitent des lieux différents
Et je suis responsable d’eux, souvent.
Certains viennent de naître,
De mon corps, mais pas toujours.
Ils sont incroyables, ces êtres,
Du lever au coucher du jour.
Au réveil, ils sortent par la fenêtre,
Pour s’évanouir dans le néant,
Mais ils me hantent journellement.




jeudi 12 mars 2020

Courage - Simone -


Courage
ouvrage universel                                                              
d'un géant à venir,
les ramures d'un songe                                                                 flottent dans l'avenir.

Courage de l'espoir                                                                        d'une couleur orange.



Rêve - Simone -



Un cimetière en fleurs fanées, il pleut, la Toussaint est passée.
Une femme, toute vêtue de blanc flotte dans les allées,
toute en légèreté.
Elle cherche une tombe, un nom, un verset gravé.
Sous ses pas légers, la mousse reverdit et se redressent les cyprès alourdis de pluie.
Visage de madone et mains d’albâtre, elle caresse la pierre grise du tombeau
et sur l'arceau rouillé renaissent les jasmins s'enroulant de parfums.
Il pleut des pétales blancs sur les tombes austères du cimetière protestant.

Le soleil gît sur le sol - Simone -



Le soleil gît sur le sol
en flaques lumineuses.

Noir est le ciel et
noire ma colère.

Sous mes pieds nus
l'herbe en chatouillis.
Pas de peur dans mon cœur
une espérance ?

Noir est le ciel et
noire ma colère.

Ramasser ce soleil épars
(flaques brûlantes)
dans mes mains nues
le jeter dans le ciel.

Retrouver la vue
retrouver la joie...

Rêve étrange - Muriel -




Absorbée dans le néant, je me fonds dans le noir
Là-haut  s’offre  l’immensité des mondes
Je comprends, je l’entends la puissance du temps
Consternantes constellations, communion
Je tutoie les titans, les dieux tout-puissants
Un seul pas en avant, doucement
Du mythe originel je fais miens les savoirs
Dans mon cœur explose l’espoir
D’un rêve universel dans lequel
Chacun, chaque soir, dans le noir
De la voie lactée deviendra une étoile
Et de notre monde éclairera la vaste toile.

Jeu des feuilles tournantes - Muriel -





Toi, l’amoureuse, la « « gaga »
Arme-toi de courage, libère-toi
Fureur d’orage  de l’absence,
Dans un  éclair de rage, bats-toi,
Résiste pour éviter le saccage
Le ravage de ton cœur ouvert,
Foudroyé par cet innommable Untel
Qui te fut si cruel et te ferma ses bras.
Réveille-toi, vas où tu dois,
Il ne te méritait pas.

Incipit : « Le soleil gît sur le sol » - Muriel -





Le soleil
gît sur le sol 

Nos cœurs et nos sens caracolent
Le soleil gît sur le sol 
Toi et moi dans une étreinte folle
Le soleil gît sur le sol 
Nos deux êtres s’accolent
Et le soleil en nous implose sur le sol

Rêve sombre - Muriel



Un pont entre deux mondes, masque blanc,  
L’homme hurle en silence
Glaçant, horrifiant…
Arc-en-ciel de couleurs, de douleurs.

Au pied de la tour, silhouette évanescente,
La Dame blanche s’effiloche en vapeurs
Terrifiante, pétrifiante…
Clair-obscur de présence, d’absence.

Voyageur dans leurs mondes, prisonnier,
Le rêveur se débat dans la nuit sombre
Impuissant, frissonnant…
Sur son visage s’est imprimée la peur.

vendredi 28 février 2020

Écrire un poème sans contrainte - Christel -




Oui...tout est signe 
Signe d'eau, signe d'air, de feu,de terre
L'absence est présente, violente
Les soirs d'été chaud
Les corps d'amour éperdu 
Oui...tout est signe.

Écrire un poème en utilisant l'anaphore.- Christel -


Rêve du cheval fou

Rêve du galop
Rêve ce cauchemar                                   
Rêve de ta chute 
Rêve de ta douleur 
Rêve de ta chaleur 
Rêve de ton sang
Rêve encore et encore.


" Recevoir un cadavre sur ses épaules" 4ème de couverture - Christel -

Elle, Héloïse, n'était pas prête à recevoir le cadavre sur ses épaules, cette jeune fille, douce, agréable, pouvait-elle imaginer en  pénétrant silencieusement dans la chambre que sa vie allait basculer!

L'homme pour qui elle avait rompu tout lien familial n'avait il pas dans son sang ce je ne sais quoi d'étrange, de maléfique?

Entrez dans ce monde et vous aurez du mal à en sortir indemne!

Apparition - Christel -


Il m'est apparu au détour d'un sentier de garrigue, je cherchais du thym...tout cela est tellement banal au départ puis!

       Grand, barbu blanc, ses rares cheveux ébouriffés sur un crâne oblong pareil à un ballon de rugby, les yeux bleus à découvrir sous des lunettes de myope, il était déjà dans ma vie comme un point d'interrogation.
Ses vêtements de forme disparate , de couleur indéfinie complétaient cette intéressante apparition.
Cependant ce qui me surpris davantage étaient ses mains, longues, nerveuses, presque manucurées de même que ce sourire discret, moqueur.
Dans ses mains une laisse de chien pendait mais aucun chien à l'horizon bel et bien un âne derrière ce maître ! L'autre main tenait un livre.

Sa voix je ne saurais en parler, sa langue encore moins. D'où venait-il? Mutique et moqueur.

Oú vivait- il ? Aucun véhicule visible alentour. Un ermite, un personnage téléporte depuis le moyen-âge, je l'imaginais parlant une langue de poète et peut-être me séduisant.


Un appareil photo très ancien - Christel -


       Henry de Monfreid ...oui, bien sûr vous connaissez cet homme extraordinaire, cet aventurier, mais me connaissez vous?
Qui suis-je?
Une simple boîte remplie de vide? Mais touchez-moi, regardez moi!
J'aime les doigts hésitants qui caressent mon cuir craquelé, l'intérieur de mon corps de velours rouge,doux, arrondi.
Regardez
Mes yeux restés ouverts prêts à saisir le monde, ce monde que j'ai parcouru sans relâche mes lanières passées autour du cou d'Henry. Je me souviens de la chaleur des jours, de l'air glacial des nuits du désert et de toute cette beauté captive en moi.
Oui, j'ai volé au monde des instants d'éternité gardés en moi,
mais pensez-vous que je n'ai pas tremblé, exulté, pleuré sans larmes...ne suis je pas inanimé ?
  À la question d'Alphonse de Lamartine " objets inanimés avez-vous donc une âme ?" Ma réponse est: Oh que oui !!!

jeudi 6 février 2020

En s'appuyant sur des mots donnés...-Simone -

Dans des régions inconnues, marche la belle… et sa marche est rêverie. Elle ne suit pas le chemin bien tracé de de ce passage. Elle suit un secret instinct qui la mène de plus en plus loin, au plus noir de la forêt, vers une cime inexplorée.
Elle marche, solitaire, un démon dévore son cœur et les orages, à l'horizon, éclatent et nimbent son visage trop pâle.