lundi 19 novembre 2018

Un long voyage, un grand partage




- Attendez-moi, je pars avec vous !

Véhicules tout terrain, camions d’assistance, motos, tous équipés pour cette aventure…  L’excitation est à son comble chez les participants engagés dans ce road trip de six mille kilomètres à travers le désert.

Tout au long de leur périple, les engins alourdis par l’attirail nécessaire à leurs difficultés mécaniques éventuelles, essaient d’éviter les multiples écueils rencontrés lors du parcours.

A chaque arrêt forcé de l’un d’entre nous, incident technique, panne ou enlisement, le convoi s’immobilise et porte secours aux infortunés.

Une entraide rassurante accompagnée de plaisanteries pour apaiser l’angoisse, un grand moment de partage et de convivialité !
                                                                                             Monique

Etrange voyage



C’est dans cet avion qui m’amène à des milliers de kilomètres que je prends conscience d’autres horizons…
Et c’est lorsque nous amorçons enfin la descente, que je découvre alors, de mon hublot,  un panorama surprenant : pas un coin de terre vierge, seul,  un fleuve entouré de marécages, semble se faufiler au milieu des arbres touffus qui me font penser à des « brocolis »…
Par endroit, des barges immenses  troublent cet insolite paysage, on y aperçoit des silhouettes qui semblent chercher un trésor, probablement un camp d’orpaillage.
Nous survolons la forêt amazonienne.

A l’arrivée, la chaleur humide m’étreint et me coupe le souffle.
Un véritable comité d’accueil métissé semble nous attendre, outre les Créoles, des Amérindiens, Bushinengues, Hmongs…Tous veulent porter nos valises, nous conduire, nous mettre en garde contre les bestioles dangereuses…

Nous sommes au cœur de ce petit pays pourtant bien français, qu’est la Guyane.
                                                                                                  Monique.


mardi 13 novembre 2018

VOYAGEUR






Sac à dos, lunettes, crème solaire
Départ vers la barque lunaire…
Ramsès, Cléopâtre : guides locaux ?
Isis, Râ, Anubis : artistes géniaux ?î
Fleuve impétueux, le Nil se tortille,

En ruines, les temples vacillent.
De l’Égypte tu ne connaitras pas les secrets 
Des dieux vénérés et muets à jamais.
Reprends ton sac, voyageur,
Tu as oublié d’y déposer ton cœur…
                                                                                                      Muriel

AROMA








Une buée légère, un clapotis, une odeur corsée se répand dans la cuisine…
Ma bonne vieille cafetière tremble, s’agite ; elle crache et éructe dans ma direction, je reste assise, pensive, passive. La voilà qui enfle, s’étire, se déforme et de sa poignée, devenue corde tressée, je me retrouve prisonnière, tirée inexorablement vers le bec écumant…

J’entrouvre mes yeux mouillés, accroche le regard des femmes langoureusement allongées sur de moelleuses banquettes, enveloppées dans des volutes de vapeur odorante. Dans un bassin turquoise flottent quelques fleurs au milieu desquelles je réalise soudain que je suis immergée… Où suis-je ?

La plus âgée des femmes me tend la main, m’attire à elle, m’étreint. Ses compagnes se joignent à elle, me réchauffent, je suis emportée comme sur un nuage, drapée de vapeurs et de senteurs…
A leurs côtés, je repose au creux de coussins écarlates, bercée par le chant des oiseaux et des mélopées inconnues. Parfums sucrés. Le soleil s’immisce à travers les persiennes et fait étinceler le plateau ciselé sur lequel reposent les tasses dorées, emplies d’un odorant breuvage noir et brûlant. Tout n’est que douceur, langueur, sérénité. Je tends la main vers le breuvage offert …


Je sursaute, les tartines viennent de jaillir du grille-pain! Il est sept heures dans ma cuisine, je ferais bien d’avaler mon café en vitesse si je ne veux pas être en retard !
                                                                                                                         Muriel.

lundi 13 août 2018

LE PUITS





Chaque matin, elle se levait tôt,
Pour aller remplir son seau .
Elle passait sous la tonnelle
Où trissaient les hirondelles.                        
Elle descendait l’escalier pentu
Qui la menait au puits ventru.
Elle s’asseyait enfin
Et attendait son copain
Pour échanger moult baisers,
Sucrés, salés,passionnés.


                              Josy

PAROLES ENCHANTÉES



Parole enchantée


                         Le ruisseau doucement s’étalait dans le pré fleuri. Quelques abeilles égarées butinaient dans un silence de touffeur estivale. Leur bourdonnement arrivait de loin dans l’oreille de l’enfant assoupi. Le chérubin ouvrit les yeux et étira lentement ses bras et jambes. Il s’éveillait peu à peu et regardait autour de lui les arbres que le vent léger frôlait, les coquelicots rouges dodelinant, les abeilles accrochées à leurs pétales.
                      Le chat se faufilait dans l’herbe, aussi silencieusement que possible. C’était un gros matou au pelage roux ébouriffé et aux nombreuses cicatrices.
Il s’approcha de l’enfant, très intéressé par cette proie facile.
D’un coup de patte rapide comme l’éclair il griffa la peau laiteuse et vit soudain le bambin se transformer en un énorme fauteuil où, lui, le chat, pourrait s’étaler en ronronnant et en malaxant le tissu mordoré.
                    Le gamin avait disparu, mais, quelque part, il existait encore : dans des limbes indéfinis, il flottait entre terre et ciel.
                Comment, se dit-il, retrouver ma forme originelle ? Faudrait-il réciter une formule magique ? Sa pensée s’activait pour trouver une solution quand une forme toute noire se développa près de lui, ressemblant à une sorcière au nez crochu.
                  -Ah ! Ah : tu es prisonnier de mon chat préféré ! Pour te sortir de cette mauvaise situation il te faudra trouver trois pierres précieuses dans le ruisseau : un saphir, une améthyste et un rubis.
                  La pensée de l’enfant cherchait au milieu des pierres de quoi satisfaire la sorcière.
Mais où trouver ces cailloux importants et avec quoi les ramasser ?
                     Il sentit, près de lui, un léger souffle de respiration. Une adorable petite fille scrutait le ciel. Il essaya d’attirer son attention :
-Enfant, enfant écoute-moi ! Je suis tout près de toi, aide-moi à ramasser les bijoux, demandés par l’horrible dame noire,  pour retrouver la liberté.
                   La fillette, alertée par cette douce voix, réfléchit intensément et parvint à intégrer la pensée du jeune enfant dans la sienne.
                Ensemble, ils cheminèrent dans le ruisseau en se concentrant intensément.
Petit à petit, ils aperçurent, une à une, les pierres cachées au milieu des galets ordinaires.
                La fillette les ramassa et les mit dans sa poche. La sorcière la vit et lui dit :
Cherche dans ton imagination la formule pour faire réapparaitre ton compagnon.
La fillette, aidée par la pensée de l’enfant, prononça le mot magique : Vis.
                                                                                                      Josy








vendredi 13 juillet 2018

Dodo


Chaque matin elle se levait très tôt
Et se recouchait aussitôt
Elle aimait le repos
Le rêve à peine éclot
La somnolence d’après le resto.
La tête sur l’oreiller, les yeux clos
Elle s’évadait du métro, boulot, dodo…

                                                Anne