jeudi 14 novembre 2019

Expérience de joie - Anne -



Le roman

Il m’a fallu du temps pour trouver un sujet…
Il m’a fallu des heures pour l’imaginer
Il m’a fallu des nuits pour l’écrire
Il m’a fallu des jours pour le corriger
Il m’a fallu la témérité de le présenter
Il m’a fallu la patience d’accepter les corrections !
Et puis…
Terminé, exposé dans les librairies
Encensé par les critiques
J’ai ressenti la joie du travail bien fait !

"La porte..." - Anne -


« La porte de notre appartement était entrebâillée… »
Je suis entrée, le silence m’a ensevelie
J’ai hésité devant tant d’absence assourdissante.
Doucement j’ai tiré cette porte si lourde de souvenirs
Qu’elle reste entrebâillée et que les regrets s’envolent…

vendredi 1 novembre 2019

Acrostiche "Joie" - Eliette -


Jugement superflu
Oubli de l’autre
Invitation au rêve
Eternel recommencement.

Une expérience de joie - Eliette -

Au jardin, les lents mouvements de la balancelle me bercent et m’alanguissent.
Mon œil est attiré par une gentille tourterelle qui se pose devant moi. Inquiète, elle me regarde. Elle penche sa jolie tête d’un côté, de l’autre, et son œil noir et rond me fixe intensément. Elle allonge le cou, sautille, avance. Je ne bouge pas. Petits sauts de côté quand une autre tourterelle vient la rejoindre. Rassurées, elles se dépêchent de picorer, petits coups d’ailes pour garder leur espace, s’éloignent, reviennent, toujours en mouvement. Je suis invisible pour elles, fondue dans le décor… ce joli ballet de plumes gris tendre me fascine, me captive.
N’ayant plus rien à manger, d’un coup d’ailes gracieux, elles partent.  Instant fugitifs d’un simple bonheur.

mercredi 23 octobre 2019

Acrostiche "Joie" - Muriel -

Journée démarrée en express
Opérations bancaires envolées : allégresse 
Incendie d’amour déclaré à grande vitesse   
Exploration de tes yeux,  joie de l’ivresse

Joie - Muriel -

Joie : toi  moi  vous
Joie : beaucoup, trop, pas assez
Joie : intime et silencieuse, collective et bruyante


Joie : passée, enfuie, partie avec un autre un jour
revenue au galop portée par les enfants
présente, violente, méfiante ou affectée
confiante, insistante, installée
Joie : moteur de vie, escalier à sourires
cascade de rires, embrassades à l’envi
Joie : souvenirs éclatés, éclaboussures de bonheur
chemin vers l’apesanteur, grandeur
Joie : associée dans nos cœurs à l’écoute des cigales
au goût des cerises, au premier baiser
au regard de l’enfant nouveau-né
Joie : qui se vit sans besoin d’exploser
Joie : qui de la vie est le sablier
Joie : tu nous fais exister

« Inventez la suite de l’histoire » - Muriel -



   La porte de notre appartement était entrebâillée, je suis entré et le silence m’a enseveli. Personne ? Notre foldingot de chien ne bondit pas sur moi, pas de musique se déversant à flots du premier étage d’où mes deux garnements se font quotidiennement une joie de m’initier à la douceur veloutée du rap ! Bizarre…
Il flotte bien dans l’air de délicieuses odeurs annonciatrices d’un de ces repas pantagruéliques et hypercaloriques que ma chère et tendre adore me concocter, mais aucun bruit de casseroles bousculées ne me parvient, le ronron du robot ménager perpétuellement en action manque à l’appel lui aussi…
Diable, où sont-ils donc passés ?
J’ose un appel timide dans ce vide sonore : « Ohé » puis, plus fort, je tente d’avertir de ma présence ma famille étrangement invisible ! Silence,     silence,       silence…
Et là je commence à douter, à flipper même. Je suis comme cloué sur le pas de la porte et, en une fraction de seconde, je revisite tous les faits divers récents des journaux « catastrophe » ! Horreur ! Un cambrioleur est entré et les a neutralisés, voire pire ! Ou ils ont été pris en otage au supermarché, ou alors ils ont renversé un cycliste sur le chemin du retour et sont interrogés par la police !
Je tremble, je n’ai même pas posé ma sacoche, je transpire et d’un pas mécanique je me dirige vers le salon, tout aussi silencieux. Portes fermées, c’est pire que ce que je pensais ! Dans un geste qui en d’autres moments aurait été jugé un peu trop théâtral, je pousse violemment les portes vitrées et là… là…

Une immense clameur m’accueille, vingt paires d’yeux me sourient, chacun se met à applaudir, les corps s’animent, la chaleur revient à mon visage et mon aimée se précipite vers moi pour me murmurer à l’oreille : « Bon anniversaire mon amour ! ».